Tu cadres comment pour rendre l’action collective durable ?

Dans les précédentes éditions de L’Arc et le Hamac, j’ai commencé à explorer les ressorts de l’engagement individuel dans l’action, ainsi que ses freins. Mais pour faire avancer les causes et les idées que nous défendons, nous agissons rarement seuls. Quels sont les conditions de réussite des engagements collectifs ?

Parce que les engagements qui réussissent ne sont pas solitaires, nous allons creuser ici la question des collectifs, à partir de l’exemple des projets associatifs. Mais comment faire en sorte qu’un collectif s’engage dans la durée ? Comment pérenniser les actions et les projets ?

Pour m’accompagner dans cette réflexion, j’ai été interviewer Frantz Daniaud :

Après avoir fait, avec un ami, un “tour de France des initiatives” à vélo, Frantz s’installe en Pays de Redon en 2017, il a 29 ans, et il crée une ressourcerie de matériaux, L’Ecrouvis, qui ouvre deux ans plus tard. En parallèle, il travaille chez Noria, organisme de formation qui existe déjà sur le territoire, et monte une formation autour du réemploi des matériaux du bâtiment. Depuis cet engagement, il participe au plaidoyer national sur le réemploi de matériaux et l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) et est porte-parole du groupe remploi matériaux animé par la CRESS Bretagne.

Une question de cadre : ce qu’il y a autour

Si l’on s’engage pour une cause, pour un projet sur un territoire, les premiers ingrédients sont :

  • Les gens, et leur motivation à participer

  • Un territoire, avec une identité et des dynamiques propres

Frantz : “Le Tour de France à vélo, ça a été une étape indispensable pour se poser. C'est un mouvement qui m’a permis de me dire : qu'est-ce que j'ai envie de faire de ma vie ?

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L'Arc et le Hamac - La dynamique de nos engagements

Par Alexandra Fresse-Eliazord