Dans les précédentes éditions de L’Arc et le Hamac, j’ai commencé à explorer les ressorts de l’engagement individuel dans l’action, ainsi que ses freins. Mais pour faire avancer les causes et les idées que nous défendons, nous agissons rarement seuls. Quels sont les conditions de réussite des engagements collectifs ?
Agir. Il faut agir. Mais ce "il faut" parfois nous paralyse. Est-ce que nous en avons vraiment envie ? Est-ce que nous y parvenons ? Pourquoi restons-nous immobiles quand "la maison brûle" ?
Ce mois-ci, je nous propose de regarder avec sincérité tous ces moments où nous avons eu envie de fuir devant l’adversité et la lourdeur des enjeux sociétaux. Avons-nous le droit de quitter l’arène, et comment retrouver l’élan quand nous nous sentons à bout de forces ? Réponses à partir de notre cerveau limbique, des jōhatsu, et un tiers-lieu...
Je reprends ces trois catégories du titre d’un ouvrage d’Albert O. Hirschman (Exit, Voice, and Loyalty, paru en 1970) comme point de départ pour explorer cette question : Quand nous ne sommes « pas d’accord », quel est notre premier mode de réaction ?