Comment se battre contre les injustices sans se cramer

Je vous livre ici le témoignage de Lola : Elle a 25 ans et la lutte contre les injustices chevillée au corps. Mais, justement, nous sommes aussi des corps en action... Comment tenir dans la durée face à la dureté du contexte, des situations côtoyées et de la logique interne des organisations ?

Dans ma newsletter L’Arc et le Hamac, j’ai l’ambition de donner des clés à celles et ceux qui s’engagent afin qu’ils puissent vivre pour leurs causes sans y laisser toutes leurs plumes.

Aujourd’hui, je donne la parole à Lola Discors, jeune femme engagée à la fois dans un parti politique et dans l’association “Pas d’enfants à la rue” du Loir-et-Cher. À travers ce témoignage pointent des sujets qui résonnent : les déclencheurs de l’engagement, la ligne de vie qu’ils dessinent, comment nous sommes touché·es par le monde… et comment nous nous préservons pour pouvoir continuer !

 Tu as choisi très tôt un chemin de vie autour de l’engagement…

Je pense que mes parents ont eu très peur ! Je voulais soit faire du cinéma, soit de la politique, et dans les deux cas, ce sont des parcours complètement instables. Et je trouve que c'est très symptomatique de ma génération : de se dire « foutu pour foutu, autant essayer, on va voir ce que ça donne ». Et sinon, on a plein d'autres portes de sortie… On ne fera pas la même chose toute notre vie.

Quel a été ton parcours ?

J'ai fait des études de sciences politiques. Que je n'ai pas complètement terminé pour des raisons de santé, la possibilité d’écrire m’était suspendue. Ensuite, j'ai fait de la sociologie et de l'économie, toujours dans une logique de compréhension et surtout de compréhension de l'agenda politique avant de me tourner de nouveau vers le droit.

Aujourd’hui, je suis engagée à deux niveaux : dans un parti politique, et dans une association qui gravite aussi autour des milieux politiques.

En lien avec l’attachement que je porte à mon territoire (une manière de se retrouver dans ce brouhaha constant), aujourd’hui, je suis co-animatrice fédérale des jeunes socialistes du Loir-et-Cher. Je suis aussi co-vice-présidente de l’association « Pas d’enfants à la rue 41 », où l’enjeu est de développer un plaidoyer dans le Loir-et-Cher qui nous permet à la fois de toucher les élus et la société civile, pour faire monter un sujet auprès des institutions, en l'occurrence le Conseil départemental et l'État.


Crédit photo : Mathieu DelmestreCrédit photo : Mathieu Delmestre

Que signifie pour toi être engagée ?

Pour moi, cela signifie avoir un impact sur le quotidien des autres.

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L'Arc et le Hamac - La dynamique de nos engagements

Par Alexandra Fresse-Eliazord

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